vendredi 18 octobre 2013

Camarade ! Au Front ! A Gauche !

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/camarade-au-front-a-gauche-142348


Camarades, l'heure est venue d'entendre le cri du Peuple ! Camarades, l'heure est venue de reconstruire la gauche ! L'heure est venue de sortir de ces petits marchandages de politicards avec ce parti qui méprise le mot social plus que tout autre !

 Camarade, il est l'heure de redonner à la France, un authentique Parti de gauche : elle en a un besoin urgent, le peuple en a besoin, la justice en crève ! Alors, je vous en conjure, Camarades, ne mettez pas une droite à la gauche !



Mitterrand a tué la gauche. À cette fin, il a notamment œuvré pour l'euthanasie du Parti communiste à travers ce concept de gauche plurielle qui barrait à droite alors qu’elle avait promis de faire briller le soleil à gauche. Depuis, le PS ne se cache plus pour mener une politique de droite dure avec le Parti Communiste en gargouille pour preuve de son attachement à gauche. D'ailleurs, c'est juste du folklore : si l'on s'appuie sur le poids politique du PC avant l'arrivée de Mélenchon et la création du Front de gauche, le PC ne représente plus depuis Robert Hue, une force politique qui compte dans les calculs d'apothicaires. C'est pourquoi Pierre Laurent doit démissionner, car en invitant les camarades à s'unir avec le PS, il participe à la mort programmée du PC et donc du Front de gauche. Il trahit ses camarades et son engagement politique en acceptant de s'associer avec le parti ultra-libéral qu'est devenu le PS.

Élections présidentielles 2002 : Robert Heu obtient 3,37 % des suffrages, à la 10e place.

Élections présidentielles 2007 : Marie-Georges Buffet obtient 1,93 % des suffrages, à la 8e place derrière Besancenot, et même Phillippe Devilliers, c'est dire !

Élections Présidentielles, 2012 : le front de Gauche avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon réalise 11,10 % des suffrages et arrive en 4e position !

Que vous faut-il de plus pour vous faire comprendre que le Parti communiste a plus besoin du Front de gauche que l'inverse. Validez l'accord avec le PS et vous signez l'euthanasie du Parti communiste !

Et au-delà du devenir du Parti communiste, c'est le pourquoi de votre engagement qui est au cœur de cette décision que vous allez ce tantôt prendre. Le peuple a faim de justice, le peuple crie : il crie contre la délinquance financière, il crie contre la corruption d'une république totalement vérolée, il crie contre l'injustice sociale, il crie les travaux forcés qu'on lui impose jusqu’à 65 ans pour pouvoir au mieux s'endetter...Il crie contre le gouvernement comme il criait hier contre Sarkozy, il crie contre Hollande et le PS.

La place du Parti communiste est aux côtés du peuple et non pas tenu en laisse par les gardes-chiourmes du CAC 40 que sont Hollandes et sa bande. D'ailleurs pendant que Pierre Laurent capitalise avec le PS, une partie de ce peuple pourtant torturé par l'injustice sociale s'en va à l'extrême droite crier sa colère avec des décérébrés qui beuglent toujours plus fort. C'est que le Parti communiste en particulier et l'extrême gauche en général ne remplit plus son devoir ! Comment dans un pays gouverné par les désira ta des héritiers du CAC 40 et autre patrimoniaux industrieux, un pays dans lequel le coût de la vie a été multiplié par 10 en 10 ans, un pays dans lequel les millionnaires n'ont jamais été aussi gras et la misère jamais autant répandue depuis feu, comment est-il possible que la gauche ne pèse pas au moins pour un tiers de l'état ?



L'heure est donc venue, Chers Camarade, de délaisser les brunchs pétillants des salons parisiens pour aller débusquer la misère et sa sœur l'injustice dans les rues de la commune. N'en déplaise à notre secrétaire national amadoué par les doux chants des sirènes ultra-libérales du Parti socialiste pour peu que ce soit au niveau local, il faut que cesse ces petits arrangements entre amis qui sont autant de petits meurtres entre amis : c'est la révolte que l'on bâillonne, c'est l'infamie que l'on cautionne, c'est la justice que l'on guillotine, c'est le cri du peuple que l'on assassine, c'est tous les espoirs que l'on ruine !

L'espoir a été ressuscité par le Front de gauche, l'espoir que le peuple soit entendu, l'espoir qu'un parti porte fièrement cette voix. Cette voix, c'est celle de Jean-Luc Mélenchon et la gauche en a besoin parce que le peuple n'en peut plus de l'attendre, ne demande qu'à l'entendre. Cette voix ne doit pas, ne doit plus accepté ce bâillon auquel Mitterand l'a contraint en échange de quelques ministères : pour le peuple, ces miettes ont un goût amer ! Camarades, vous avez toute la légitimité pour redonner de la voix au peuple et jamais si belle fut l'opportunité : le front de gauche est aujourd'hui le plus grand Parti de gauche puisque le PS est définitivement un parti de droite, et même de droite dure depuis que l'UMP se positionne à l'extrême droite. Nos représentants politiques de gauche comme de droite redoublent de bienséance et de bien pensance pour plaire à la cour des argentiers du CAC 40 qui financent leur campagne. Pour ce faire, tous ces partis de gouvernement ont mis les voiles à droite en s'appuyant sur des sujets sociétaux chers au FN pour détourner les regards du pillage d'Etat qu'ils orchestraient avec leurs copains du MEDEF. Ce système mafieux régit la vie politique française depuis le départ du Général, s'est normaliser sous Mitterrand et a même été porté aux nues avec Sarkozy. Du coup, un vide immense, un trou béant dans l'échiquier politique : il n'y avait plus de Partis de gauche qui pèse sur la politique jusqu'à la création du Front de Gauche et Jean-Luc Mélenchon. Camarades, vous ne pouvez pas enterrer mort-né la possible promesse d'un espoir, l'espoir de voir le peuple français siéger à son devenir, participer à la chose publique, faire entendre sa voix !

En outre, comment accepter de marcher main dans la main avec ceux qui s'étaient proclamés ennemis de la finance et qui pourtant aujourd'hui font le lit des grands argentiers ? Avec ceux-là, qui dès leur prise de pouvoir donne le La au FN et à Sarko en mettant au premier plan des sujets sociétaux, inopportuns et clivant et alimentent ainsi les ressentiments communautaires donc la force de l'extrême droite. Comment coucher avec cette fille du peuple qui renie les siens dès que les lits cousus d'or de quelques pervers véreux encouronnés la siffle ? Comment se marier avec ce prince charmant qui le lendemain de la noce part cinq ans avec Finance, une fille de joie libertine, vénale et dépensière pour gratifier quelques seigneurs des richesses produites par le peuple français ? Le Parti communiste ne peut penser marcher avec le PS sans renier définitivement ses idéaux, ses combats, sa raison d'être, la moelle de son électorat. Le résultat d'une telle démarche est un Parti communiste à moins des 5 %, sources autonome de financements, aux futures élections nationales. Le passé peut dire l'avenir. Alors, le PC sera condamné à mendier des places dans le casting électoral du PS s'il veut avoir de quoi manger. Cette aliénation est souhaitée par votre dirigeant, il doit donc démissionner : nul ne peut inféoder son parti à un autre sans chercher à lui nuire ! Qu'y a-t-il derrière ces tractations ? Un poste de ministre au moins ?
Alors je vous parlerai de vos projets pour restituer la démocratie, la liberté, l'égalité, la fraternité, tous ces idéaux que ce gargantua que l'on dit État piétine depuis trop longtemps. Vous vous battez contre cette mafia international mercantiliste qui rentabilise l'humain pour satisfaire aux futilités de quelques héritiers, contre ces libéraux ultras gourmands de mégapoles liberticides qui bradent l'humanité pour pérenniser les privilèges d'une nouvelle noblesse méprisante autant qu'impotente. Pour retrouver le chemin de bien commun, pour que le peuple anime la place publique, participe à la chose publique, il faut le convier à rejoindre le front de gauche sur chaque place de village, devant le fronton de chaque Mairie. Votre lutte est avant tout locale, votre ancrage doit être local et votre présence politique doit avant tout être locale ! On ne devrait plus vous appeler Parti communiste mais parti communal, parti de la Commune, car c'est partant de la commune que vos idéaux, vos combats, votre soif de justice épouseront le cri du peuple. Parti de la commune, le Parti communiste reprendra la place qui était la sienne dans le débat publique et dans le cœur des Français. Alors, dans un avenir proche, nous pourrons envisager d'exister au niveau National.

Enfin, si nous souhaitons être un vrai rempart contre cette petite vague houleuse qui se voudrait un tsunami, j'ai nommé Jean-Marine Le Pen, le front de gauche doit contraindre le PS et l'UMP à ne plus mettre le FN au centre du débat national dans le but de nous faire toujours l'affront d'un front républicain de tartuffe. Le front de Gauche doit pour cela prendre son autonomie et toute sa dimension. Ainsi, ces partis qui se disent républicains au front seront obligé de ramener la balle au centre et le débat à gauche lorsque la dynamique du Front de Gauche emportera dans sa marée bienveillante tous les laissés-pour-compte, tous les exclus, tous les handicaps, tous ces enfants condamnés par la fatalité...

Alors, fièrement, nous regarderons la droite, l'UMP et le PS, et nous leur dirons :

"Camarades ! Au Front ! À Gauche !