mardi 22 octobre 2013

L’Europe, ce projet américain




Dans la famille tartuffe, je demande l'union européenne...Il suffit qu'un anonyme nommé Snowden révèle au grand jour une vérité sue par tous pour apercevoir toute la tartufferie de nos dirigeants politiques. Le général s'en retournerait dans sa tombe ! Lui qui a toujours redouté le péril anglo-saxon, l'axe Londres-Washington, lui qui a consacré sa vie politique à préserver la France de la mainmise des Etats-Unis. De gaulle savait les intentions de nos alliées à la fin de la seconde guerre mondiale, il savait qu'il n'avait qu'une visée en intervenant à la fin de la guerre, alors que l'Europe était en ruine : s'emparer de la seule entité qui pouvait les concurrencer, l'Europe. 
Les américains aimait à le faire passer pour un dictateur potentiel car d'une main ferme, il avait empêché les Etats-Unis de prendre le pouvoir de notre économie, de nos industries, de nos vies. L'Europe, cet empire qui avait régné sur le monde des siècles durant, était le seul ensemble qui pouvait entraver ses rêves d'hégémonie. C'est pour cela que De Gaulle souhaitait une Europe des nations : les Etats-Unis s'étant emparé de l’Allemagne, de l'Italie et d'une grande partie de l'Europe de l'ouest, il savait qu'une Europe fédéral ne serait qu'une annexe de l'empire américain...Alors voir nos dirigeants si atlantistes s'offusquer faussement de l'espionnage américain, c'est à en mourir de rire ! Cela fait bien une dizaine de traités qu'ils jouent aux traitres en offrant à l'axe Londres-Washington et à ses traders le marché européen.

La NSA est logée à Londres mais nos dirigeants sont surpris d'être mis sur écoute par l'empire américain...Londres ? La capitale du Royaume-Unis, cet Etat qui depuis la création de l'union européenne refuse de ratifier la plupart des traités européens que l'on nous impose pourtant.


Londres ? La capital du Commonwealth, ce marché économique très rentable qui regroupe les Etats-Unis, l'Australie, l'Allemagne, les pays d'Europe du nord, une partie de l'Amérique latine et une grande partie de l'Asie en passant par l'Inde jusqu'à la Chine.


L'empire Anglo-Saxon est l'empire le plus vaste et le plus puissant que l'histoire ait porté. Pourquoi un empire qui domine le monde et impose son modèle productiviste dit capitaliste jusque dans l'Himalaya se gênerait pour gouverner la destinée de sa filiale que l'on appelle Europe ? Bien évidemment qu'il nous espionne ! J'ai même un scoop : c'est eux qui ont choisi Barroso ainsi que tous les représentants qui façonnent le projet européen. C'est eux qui décident de la politique de la BCE via le FMI. C'est eux qui décident si l'Europe doit s'engager en Afghanistan, au Moyen-Orient ou sur la lune.


Nos élites sont d'ailleurs les fers de lance de l'américanisation de nos sociétés. En France, cela fait 20 ans que nos propres dirigeants dénoncent le modèle français, trop keynésien au goût de Washington, pas assez dérégulé, trop humain, pas assez rentable. Le management rationnalisé à la Taylor, voilà ce qu'il faut à l'Europe ! Des Agences de notation qui dictent nos politiques publiques, voilà notre salut ! Un grand marché sauvage rentable qui traite l'homme comme du bétail et se fout de l'humain, de la culture, de l'histoire et de l'environnement, voilà notre avenir !


Tous nos hommes politiques, de gauches comme de droite, nous expliquent depuis 20 ans que " l'exception française" n'est plus viable et qu'il nous faut réformer. Notre société n'est plus que mercantile alors que notre modèle, notre exception française mettait l'accent sur la solidarité et sur la justice sociale par l'intervention de l'Etat. Tout n'est plus que mercatique. L'argent roi est devenue le comment et le pourquoi de nos vies et cette bonne vieille France est devenue un marché juteux pour les traders d'outre-Atlantique. Tout est sujet aujourd'hui au packaging : là où avant il s'agissait de s'accorder des plaisirs futiles, des biens de consommations accessoires, on nous fait aujourd'hui payer pour survivre, pour l'eau, la nourriture et le logement. Bientôt il nous faudra payer pour l'air qu'on inspire sous couvert de sauver la planète : on appelle cela le marketing, la création de besoins.


Cette américanisation touche toutes les couches de notre société : Sarko se prend pour Bush, Marion Cotillard pour Maryline, Jean-Paul Smet pour Johnny Halliday, Jean-Marie Messier pour Rockefeller et Booba pour Snoop doggy dog.. Et nos racailles se prennent pour des Black panthers américains qui épousent la nation de l'Islam. Le 11 septembre provoque chez nous une islamophobie de circonstance qui amalgame nos greemlins à des talibans qui n'ont pourtant d'étranger que le Mac Do dont ils raffolent et les Nike air dont ils sont fiers. Les Etats-Unis ne font pas que nous espionner, ils nous gouvernent et à l'instar de De Gaulle, je dirais qu'ils sont nos plus féroces ennemis d'autant plus qu'ils sont nos alliés.


Désolé mon Général, la France a perdu, définitivement. Elle a lâché cette ligne Maginot que vous aviez su lui insuffler. Nos dirigeants ont cédé aux sirènes des Rockefeller et autre Goldman Sachs. Ils n'ont pas su résister à l'appât d'un compte offshore. Ils ont même lâché ce que vous aviez barbousement préservé de ses tentacules : l'Afrique. Le président américain va aujourd'hui disputer des parts de marché à la Chine au Sénégal, marché de moins en moins fréquenté par nos barbouzes. Même l'Algérie française est aujourd'hui sino-américaine. Nos dirigeants ont été trop faibles. Ils n'ont pas votre charisme, ni plus votre patriotisme et encore moins votre paire de couilles désintéressées. Non, par contre, ils ont le compte en Banque et la fourberie d'essayer de nous faire croire qu'ils sont surpris d'être espionnés alors même qu'ils sont les agents doubles de l'empire anglo-saxon ! La France est morte, elle n'est plus que Judée au service de Rome avec Barroso dans le rôle de Pons Pilat.


Nous sommes le 1er Juillet 2013, mon général et aujourd'hui, ils feignent de découvrir qu'ils sont espionnés par leurs alliés américains. Ils nous servent ainsi leur tartufferie mais d'aucun ne remet pourtant en cause l'adhésion de l'Angleterre à cette Europe alors même que la NSA, agence d'espionnage industriel, loge à Londres, acteur de premier plan de ce projet américain que vous redoutiez : l'Europe.