samedi 30 août 2014

Monsieur Valls, vous méprisez notre intelligence

C'est avec beaucoup d'indignation que je compose ce billet colérique. La démagogie est la recette préférée de nos dirigeants politiques depuis le départ Du Général. Nos hommes politiques depuis ne cessent de faire de la pédagogie pour nous expliquer les courbettes qu'ils font au monde de la finance anglo-saxonne et aux grands héritiers. Mais là ça tourne à la fellation défiscalisée !
Le paroxysme de cette danse du ventre à laquelle s'est adonné notre premier ministre devant le parterre du MEDEF, obligé de courber l'échine à mettre les genoux à terre pour quémander ce que le pacte de responsabilité n'arrive pas à obtenir de grâce, notre premier ministre en plus de nous dénoncer comme de vulgaires gauchistes braqués contre tous les patrons, insulte notre intelligence lorsque, lyrique, emplis de sa grandeur, méprise sous prétexte de litote le peuple et sa soi-disant aversion contre l'entreprise et les patrons. Vous insultez notre intelligence Monsieur Valls et je n'attends que 2017 pour vous le faire payer à vous et à notre président de la république !

Les français ne sont pas des veaux ! Cette colère paternaliste du général De Gaulle ne sied pas à vos petites épaules Monsieur Valls. Le Général ne courbait pas l'échine devant les grands argentiers de France et de Navarre. Son autorité était légitime, elle ne reposait pas sur 5% de voix à des primaires d'un parti imposteur. Le Général n'était pas un héritier de notables Barcelonais, de la City ou de Wall Street. Vos allures faussement Gaullistes ne font que dénoncer votre plein d'égo et la déconnexion totale que vous entretenez avec le peuple. Lorsque comme un maître d'école, vous nous expliquez que, TOI, Manu, tu aimes l'entreprise, que TOI, Manu, tu aimes les patrons...Je me marre ! Manu, tu insultes notre intelligence ! Lorsque tu nous assènes que depuis trop longtemps, le peuple français vit au-dessus de ses moyens, tu insultes notre intelligence. Lorsque tu quémandes devant Pierre Gattaz, le haut représentant de l’esclavagisme citoyen qui demande la création d’un Sous SMIC (même Parisot, la grande amie de Sarko, s’en est émue), les rétrocessions fiscales que le président n’a pas obtenu avec le pacte de responsabilité, tu insultes notre intelligence !

Des salariés et des patrons.
Les français aiment leur patron. Moi j’aime les patrons, je les admire. Mais Manu, il y a une nuance (c’est un gros mot pour toi, je le sais) que tu ne saisis pas : les patrons en France, ce n’est pas la poignée d’héritiers d’empires industriels du 19ème siècle, ni les actionnaires Anglo-Saxons qui profitent de nos entreprises du CAC 40. Une Grande majorité des patrons en France sont artisans ou au mieux patrons de TPE et de petite PME. Et je vais même te dire un secret Manu : les patrons en France, c’est la catégorie sociale qui se fait le plus défoncer par l’impôt sans préliminaires et sans vaseline…Le peuple français sait cela. Il passe ses journées avec ces patrons, il leurs confie leurs problèmes, leurs demande de l’aide, les remercie pour leur bienveillance…Ceux que le peuple français ne voit jamais, ce sont les actionnaires, les traders et les grands héritiers comme le fils Lagardère qui coule un des plus grand empire industriel français en faisant la brasse baisée à Monté Carlo….
D’ailleurs le plus gros problème, il n’est pas entre les patrons et les salariés. Vous les enfilez tous deux de la même manière, vous et vos amis actionnaires anglo-saxon du CAC40 ou du MEDEF, au choix. Les salariés respectent les patrons pour une très grande partie, ils les estiment, ils les admirent. Les salariés savent qu’ils ont mis tous leurs économies dans cette affaire qui les fait vivre eux, ils savent que le patron bosse 70 H par semaine pour se faire délester de la moitié de son bénéfice par l’Etat. Elle est là toute votre fourberie : vous dénoncez les uns aux autres pour les détournez du vrai responsable, vous, dirigeants politiques.

Du train de vie de l’Etat.
Le voilà le vrai problème qui d’ailleurs affecte autant les patrons que le salarié le plus pauvre : votre gourmandise sans limite, votre avidité cupide, votre vanité sans borne. Les exemples récents ne manquent pas entre Sarko, Cahuzac, Monseigneur Morel et bien d’autres affaires de délinquance politique. Le peuple français est tout à fait d’accord avec votre discours : il faut baisser les dépenses publiques et très vite. Le diagnostique est le bon, c’est juste l’analyse qui est médiocre. Ce n’est pas la solidarité qui pèse sur les dépenses publique, bien au contraire et je vais le démontrer. La solidarité aide les patrons et l’Etat. Le problème, c’est la gestion des deniers publics en général et les marchés publics en particulier. Notre régime est devenu un régime mafieux qui n’a rien à envier à la Grèce, le voilà le problème. Et ce fonctionnement mafieux a démarré à la fin du règne du Général De Gaulle.
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 Tout le monde y va de sa petite fraude, du plus petit maire au député le plus éloquent à l’assemblée. Oui ! Tous pourris ! Et on ne peut même pas leur en vouloir à nos représentants politiques car les grandes icônes de la politique française, de l’extrême gauche à l’extrême droite, sont à leur place de dirigeants parce qu’elles ont su composer avec des intérêts particuliers. C'est le modus opérandi pour tous ceux qui souhaitent accéder aux fonctions les plus hautes Le moteur ? Les marchés publics. Il faut bien faire carrière.
Je pense bien qu’il y a bien encore quelques centaines de maires honnêtes… Allez peut-être quelques conseillers territoriaux qui croient en ce qu’il font et ne cherchent pas à s’attirer les bienveillances de quelques notables investisseurs ou autres grands héritiers. Bien heureusement. Je n’ai plus trop d’illusions sur la nature humaine au contact du pouvoir mais j’ai encore besoin de rêver. Et puis on ne va pas condamner l’humain, cet animal. Mais comment se fait-il que depuis 40 ans on dit qu’il y a trop d’impôts de manière unanime, comment se fait-il alors que personne n’ait pensé à profondément modifier les procédures d’attribution des marchés publics qui pèsent si chers en impôts de toutes sortes ? Comment se fait-il que, par exemple, personne n’ait pensé à faire en sorte que les artisans, TPE et PME françaises ait un accès privilégié aux marchés publiques et qu’ils n’ait pas systématiquement à sous-traiter à Bouygues ou à Vinci tous les gros marchés largement surévalués à la manière des factures de Bygmalion qui au final profiteront à des actionnaires américains, chinois ou qatari ? Pourquoi ? Eh bien parce qu’en commission juteuse, il y aurait bien moins d’affaires à faire, bien moins d’intermédiaires à commissionner… Hier c’était les diamants de Giscard, puis les offices de Chirac, aujourd’hui c’est Sarko et son cortège de casseroles…Et demain ? Je comprends votre déclaration d’amour au MEDEF, Monsieur Valls…C’est tellement humain d’être avidement cupide et nécessairement intéressé. On a dû passer de beaux marchés publics au Mali, en Libye et dans bien d'autres champs d'investissement obscurs pour le chaland depuis l’élection de Hollande. Nos entreprises du CAC 40 ont dû bien se faire plaisir. Pourtant nous les français, salariés et patrons, artisans, TPE, PME, on a rien vu de tout cet argent public comme d’habitude….Et ça n’a n’émeut ni Pierre Gattaz, ni vous même d’ailleurs.
Alors parlons de la solidarité. Lorsque vous concédez quelques centaines d’euros par an aux milliers de familles qui travaillent d’arrache pied pour pouvoir s’endetter, vous permettez aux patrons de ne pas avoir à augmenter les salaires pour avoir des salariés dans un état décents, en bonne santé, motivés. Si demain, vous touchiez aux aides sociales, vous vous retrouveriez, vous et vos amis du CAC40 devant un problème de taille : beaucoup de personnes qui ont déjà deux ou trois crédit revolving pour justement pouvoir assumer leur travail n’auront plus d’autres choix que de se révolter car travailler ne leur permettra plus de vivre décemment. Les TPE, PME et les artisans auront alors du mal à trouver des salariés pour le salaire qu’ils proposent et à moins qu’ils puissent augmenter considérablement les salaires, vous tueriez cet entreprenariat qui fait vivre 80% des français. Cela a déjà commencé : quel intérêt aujourd’hui d’allez travailler pour 1200 euros par mois à Paris, à Marseille, à Lyon…Il n’y a même pas quoi se loger décemment et manger sainement. Autant aller cueillir les fraises. Si en plus vous continuez à conjuguer l’inflation exponentielle depuis l’euro et l’augmentation draconienne des impôts, TVA et autres taxes, pour les classes moyennes et pauvres, la consommation se résumera à peau de chagrin, elle se réduira justement aux loyers et aux denrées de premières nécessités. Ne voyez-vous pas tous ces petits commerces qui ferment dans toute la France, tous ces artisans premiers recruteurs de France qui mettent la clef sous la porte ?…Je ne sais pas jusqu’ou vous êtes prêts à aller mais le peuple français, lui, salariés et patrons, ensemble, est au bord de la rupture alors même que les dividendes des actionnaires n’ont jamais été aussi indécent.
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Vos réelles intentions.
A la finale, je me demande pourquoi vous vous permettez de tenir ce discours démagogique s’il en est et j’en viens à penser que depuis le début de sa mandature, Hollande n’a pas le choix, comme Sarko, Chirac et Mitterrand avant lui. Il faut tuer le modèle français, ce sont les ordres. De qui émanent-ils ces ordres ? De Bruxelles ? De la BCE ? Je ne le pense pas. Je pense que la BCE est aux ordres du FMI et que Bruxelles marchent sur les pas de Washington. Je pense que le FMI est une institution de l’empire américain. Je pense que les ordres viennent de Washington…Et je commence à penser que votre discours Monsieur Valls et l’éviction d’Arnaud Montebourg ne sont que l’écho du discours infecte jusqu’à en vomir du patron de Goodyear qui fustigeait alors les salariés français à la manière de Gattaz devant lequel vous vous inclinez.

C’est alors que je conjugue ce ressenti avec le fait que l’Europe soit un projet américain (cf la bio de Schuman et de Monnet, agent de la CIA et pères de l’Europe francophobe) et avec le fait que vous nous serviez du "Bruxelles", du "Berlin" et de la "BCE" à tout va, le babebibobu des Bébés de l’ENA. C’est là que j’en viens au fait que nous votons pour des agents de la CIA qui d’ailleurs vont tous quémander la bénédiction avant, en tant que candidat, et après, en tant que Président, à Washington. Certains même bossent pour Goldman Sachs, Rothschild ou au FMI…C’est ce que redoutait le plus le Général De Gaulle pour la liberté de la France.
Quels sont les ordres que l’on vous impose depuis Pompidou ? Dans un premier temps, on vous a imposé, moyennant monnaie trébuchante pour les commissionnaires que sont nos dirigeants politiques, l’Europe. A travers Maastricht, Nice, Amsterdam, Lisbonne et tous ces traités que vous nous avez imposé, vous nous ameniez tout doucement vers le modèle anglo-saxon à l’européenne. Votre travail consistait alors à mettre en place une convergence vers le modèle Anglais, Allemand, anglo-saxon en résumé (on oublie souvent que depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’Allemagne ainsi que le Japon sont les deux plus grandes vitrines de l’hégémonie américaine). Une sorte de pré-projet américain. La deuxième étape, c’est le TAFTA, le traité transatlantique. Et c’est là votre mission. La même qui incombait à Sarko. Nous faire converger doucement mais surement vers le modèle américain. Le Far West. Un pays qui est au moyen âge de l’économie comme en témoigne ce bon blagueur de Maurice Taylor. Plus de code du travail, plus de syndicat ! Libérons les énergies ! Vendons des armes, légalisons le meurtre et l’esclavagisme !
Vous n’avez pas le choix. Sinon, vous n’existeriez même pas politiquement. Macron, le maquereaux de Wall Street, le trader infantile par excellence, le même qui se gavait sur la crise (Embauché chez Rothschild dès 2008, c’est à dire en pleine crise des subprimes, période durant laquelle cette banque d’affaires a plus que décuplé ses bénéfices et bien profité de la crise), cet héritier, sûr de son mérite, est totalement à sa place au service de Mytholand, l’ennemi de la finance, évidemment. Votre mission consiste à transformer la France en carrefour du libre échange pour que les traders de la city et de Wall Street se gavent comme c’est le cas depuis 2008 et Macron est totalement désigné pour cette tâche ingrate. Vous vous foutez des patrons Manuel Valls. Vous vous foutez de l’entreprise. Vous n’avez jamais travaillé. Vous faites parti de cette caste d’héritier aux doigts manucurés qui pensent que travailler, c’est distiller sa propagande, passer son temps au téléphone et donner des ordres.
Je me rends compte que mon scénario est rocambolesque. Mais depuis l’élection de Mytholand, vos choix sont tellement douteux qu’il faut bien aller se couper les cheveux en quatre, moi qui n’en ait plus, pour comprendre votre contresens permanent. Vous déclarez votre flamme aux entreprises alors que vous êtes en train de tuer tous les petits commerces, toutes les TPE locales, une grande partie des PME. Les seuls business que vous soutenez, c’est les entreprises du CAC40, et les Start-Up d’héritiers sortis des grandes écoles, et pour lesquels vous légiférez tous les mercredis afin de créer les bulles économiques qui sied à leurs standing d’Enarque. Vous générez ainsi de nombreux marchés publics à leur attention. Mais le petit artisan lui, il n’en verra rien de cet argent public, la plupart des TPE non plus et la plupart des PME guère plus. Leur communication avec vous ne se résumera qu’aux nombreux impôts dont vous les assommez.
Alors chiche. Je veux bien jouer à votre jeu de dupe. Venez tenir votre discours dans les chambres de commerce et d’industrie. Venez tenir votre discours dans les chambres des métiers et de l’artisanat et devant les petits syndicats du patronat. Baissez les charges pour tous ces petits patrons qui sont les premiers employeurs de France. Nous le peuple français, on aime l’entreprise, on aime les patrons, on en a besoin, on ne demande que cela aille bien pour nos entreprises. Nous avons entendu votre engagement Monsieur Valls. Nous nous en rappellerons en 2017 et bien après encore….
Vive les patrons, les vrais, Vive les investisseurs français, Vive l’Artisanat !
Vive la France, la Vraie ! Celles des petits patrons et des salariés !

Jean Mohamed De La Bastille